Interview avec l’écrivain Jean Jacques Assoumou

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Fassar Maurice: Aujourd’hui, c’est l’écrivain Jean Jacques Assoumou qui est l’invité du jour. Dans cet interview, il nous expliquera globalement:

  • comment il a découvert le monde de l’édition, comment se démarquer des milliers d’autres écrivains dans les rayons des magasins ?
  • de quelle manière il se débrouille avec la maison d’édition Edilivre sans se plaindre ?

Présentation de Jean Jacques

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Jean Jacques Assoumou est né le 08 février 1992. Il a déjà publié 5 nouvelles chez les éditions Edilivre.

Fonctions : étudiant en droit des affaires – gestion de l’entreprise, chef d’atelier d’écriture, responsable des activités culturelles et littéraires au cours privé Anne-Marie Javouhey

Ses parcours : artiste plasticien, chorégraphe danseur, écrivain.

L’interview de Jean Jacques en question

Fassar : Comment vous est venue votre passion pour l’écriture ?

Jean Jacques : Ce n’est jamais évident de respirer de façon pleinement satisfaisante, si l’on ne comprend pas comment fonctionne l’existence.  La religion, l’amitié, l’amour…, le hasard etc.… on les vit, mais contrairement à la grande majorité, ma réaction est plus spontanée.

Je me retire du monde sans pour autant sombrer, et l’écriture, parce qu’elle admet mes pensées, m’aide d’une certaine part, à m’accrocher.

Toutefois Je suis croyant. Mais je crois toujours que cette condition limite plus d’un.

Fassar : Depuis quelle année avez-vous commencé à écrire des romans et pourquoi ?

Jean Jacques : J’ai commencé des essais romanesques en 2011. Je n’en ai terminé qu’un seul (700 pages). Par ailleurs aucune démarche de publication le concernant n’a été lancée. Ce n‘est pas encore le bon moment.

Son parcours d’écrivain et sa relation avec Edilivre

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Parcours d’écrivain

Fassar : Pouvez-vous nous raconter en quelques mots votre parcours d’écrivain ?

Jean Jacques : J’ai eu une existence assez mouvementée du fait qu’avant de m’emparer de la plume, j’ai longtemps baigné dans quelques domaines de l’art. J’aime la scène, et ses effets me procurent du plaisir. L’écriture – ses formes artistiques – est un théâtre qui suscite beaucoup mon intérêt.

Relation avec Edilivre

La raison d’avoir choisi Edilivre

Fassar : Comment avez-vous découvert les Editions Edilivre et quelle est votre expérience avec cette maison d’édition ?

Jean Jacques : Les réalités – fâcheuses – de l’édition en Afrique  ne m’étaient pas inconnues. En  farfouillant un peu sur la toile, j’ai fais cette découverte. Apres quelques analyses approfondies, j’ai tenté le coup, bien qu’honnêtement je ne m’attendais pas à trouver une alternative virtuelle.

Je suis de ceux qui pensent qu’il n’est pas au monde entreprise plus crédible ou plus fiable qu’une autre, quelle qu’ait été son parcours ou sa presse. Tant qu’on a placé sa confiance quelque part ou en quelqu’un, on se doit d’assumer (je m’adresse à ceux qui se plaignent). Personnellement, je suis satisfait. Non seulement parce que toutes mes attentes ont été comblées, mais surtout, parce que je n’en attendais pas plus. Même si j’avais été dans le cas contraire, ma position demeurerait la même.

L’avis de Jean Jacques par rapport à ceux qui se plaignent

Fassar : Il y a des écrivains qui se plaignent de la qualité de cette maison d’édition. Mais, apparemment, ce n’est pas votre cas. Que pensez-vous donc de tout ce qui se dit de cette maison d’édition ? La conseillerez-vous malgré tout aux écrivains débutants et pourquoi ?

Jean Jacques : Il faut à mon avis au préalable savoir qui on est et définir qui on veut être ; un écrivain engagé ? Un bon écrivain tout court ? Ou quelqu’un qui veut se faire un peu de sous en écrivant. Chacun de ses points impliquent des avantages qui découlent des  inconvénients vraiment dérangeants, des risques décourageants… de grandes exigences.  Sans m’attarder sur les détails, j’invite les autres à rembobiner leur conscience et à ouvrir leur esprit sur la vérité que absolument rien, sur terre, n’est évident.

Je pense que les ‘’mauvais chemins’’ mènent plus vite aux beaux dénouements. Donc, si un jeune veut accomplir ses objectifs, il ne doit pas faire la fine bouche.

Conseils de Jean Jacques aux écrivains débutants

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Fassar : A votre avis, comment un écrivain débutant peut-il se démarquer des milliers d’autres concurrents ?

Jean Jacques : Lol… Je ne m’imaginais pas reprendre cela un jour mais, en travaillant toujours et en persévérant on écrit la destinée qui nous enchante. Peut être aussi en mettant une bonne d’ose d’imagination.  Le bon Dieu fait si bien les choses que l’on se retrouve finalement avec plus d’une pièce dans sa manche. Il faut juste prendre du recul, observer la vie, et savoir les jouer judicieusement, intelligemment…

Fassar : Si vous aviez des conseils à donner aux écrivains débutants, lesquels seraient-ce ?

Jean Jacques : Savoir d’abord pourquoi écrire. Ensuite Ecrire sur tout et n’importe quoi, partout. La vie est courte parce qu’on entend les gens se le dire… mais elle est suffisamment vaste pour que son histoire ou son propre nom marque les esprits.

Fassar : M. Jean Jacques, il est très difficile d’écrire une nouvelle ou un roman jusqu’au bout. Comment vous-êtes-vous organisés pour y arriver ?

Jean Jacques : Disons qu’à la base il faut avoir de l’imagination, ou de la connaissance, ou des expériences. Il faut vivre en fait. Couronnez tout cela d’une volonté de fer, et vous remplierez au moins les 10 premières pages. Puis l’appétit vient en mangeant.

Futurs projets d’écriture de Jean Jacques

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Fassar : Pour terminer, parlez-nous un peu de vos futurs projets d’écriture ?

Jean Jacques : J’œuvre pour la promotion du livre et de l’écriture dans les établissements scolaires, parce qu’il y a des talents qui en veulent ! Ils n’ont malheureusement pas d’encadreur, et c’est ce qui les freine.

Avec un groupe de jeunes essayistes en poésie, issus du cours Anne-Marie Javouhey, nous avons travaillé une année durant sur une œuvre collective qui pourrait figurer dans leur bibliothèque.  Dans les autres plus tard s’il plait à Dieu. Une marque originale qui leur est propre, et qui par la même occasion, plaide la cause commune à tous les autres établissements. Par la grâce du ciel, le recueil de poèmes verra le jour un peu avant mi 2017.

Aider les autres, mais surtout partager mon talent, a toujours été ce qui me tient le plus à cœur. Je prévois donc un recueil de nouvelles fantaisistes, regroupant mes anciens essais – retravaillés – (Des amours invisibles, Le best-seller au cœur de la fiction, Am…, Je crois que je suis tombé amoureux de vous, Lovedovic) et quelques nouvelles inédites.

Fassar : Merci du temps que vous nous avez accordé, M. Assoumou et merci d’avoir accepté de partager vos expériences avec nous !

Jean Jacques : Je vous remercie également.

 

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