Interview du scénariste Pape Lopy par Fassar Maurice

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Fassar: Bonjour à tous et à toutes! Aujourd’hui, je suis très heureux d’accueillir parmi nous M. Pape Bounamé Lopy. C’est un jeune scénariste réalisateur qui a remporté le concours 7 jours pour un film en 2012.

Dans cet interview, nous allons découvrir son passé, les difficultés qu’il a rencontré et comment il les a surmonté. M. Pape Bounamé Lopy, bonjour!

Lopy: Bonjour!

Fassar: M. Lopy, pouvez-vous présenter en quelques mots et dire de quoi parle votre scénario « L’Arme »?

Lopy: L’arme raconte l’histoire d’un policier qui offre une arme en caoutchouc à son fils lors de la fête de Noel.

Mais, un jour, l’aîné de la famille va prendre l’arme de service de son père pour aller déconner dans une soirée dansante. Il ne se doute pas à partir de ce moment-là que cela va créer plein de dégâts. Et, malheureusement, l’arme va s’égarer dans la boite de nuit. L’aîné décide alors de revenir le lendemain matin accompagné de son jeune frère. Malheureusement, ce dernier va trouver l’arme avant lui et devinez qu’est-ce qu’il fait ? Le petit pointe l’arme devant son grand-frère pour jouer et un coup de feu s’en échappe malheureusement.Pape Lopy image 2

En quelque sorte, c’est donc l’histoire d’un enfant qui n’a pas su faire le distinguo entre un simple jouet et une arme réelle.

Suite de l’interview avec des conseils de Pape Lopy

Fassar : C’est ainsi que le jury a primé votre film, à votre grand bonheur. Mais, en tant que scénariste-réalisateur, quels sont les problèmes que vous avez eu à surmonter pour pouvoir concrétiser votre projet L’Arme ?

Lopy : Tout d’abord, il faut savoir que c’était ma première participation à un concours de scénario. Dès le début du concours, on nous a obligé à aller faire un casting pour notre film, un repérage et écrire un dossier. Le délai était très court car toutes ces nombreuses tâches ne devaient être faites qu’en 15 jours. Dépassé ce délai, on se fait disqualifié. C’était difficile car il n’y avait pas de moyens pour le transport et toute la logistique qui va avec un tournage.

J’ai même fini mes dossiers au 15ème jour. Et je n’ai pas bien dormi pendant 3 à 4 jours. Les recommandations étaient très nombreuses. Faîtes ceci, faîtes cela.

Fassar : Depuis quelle année avez-vous commencé à écrire des scénarios et pourquoi ?

Lopy : J’ai commencé à écrire des scénarios depuis 2006.

D’autres conseils de Pape Lopy

Fassar : Quels sont les conseils que vous donneriez à un scénariste débutant pour réussir un court-métrage ?

Lopy : A mon avis, il faut d’abord s’inspirer de soi-même, de nos propres problèmes, nos vécus. On met plus d’énergie dans un projet quand ça parle de nous-même. Deuxième conseil : il faut toujours partager ses écrits avec d’autres personnes. Comme ça, si l’idée n’est pas intéressante, vous le saurez dès le départ et saurez dans quelle direction orienter votre travail.

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Il faut savoir aussi aborder des sujets originaux pour se démarquer des autres, faire quelque chose de nouveau.

Fassar : Quels conseils donneriez-vous à un scénariste qui veut démarcher un producteur ?

Lopy : Les scénaristes débutants doivent d’abord avoir conscience que s’ils n’ont pas encore prouvé leur expérience dans le milieu, il leur sera très difficile de trouver du financement. Il faut d’abord faire valoir son savoir-faire bien avant cela. Je m’imagine mal voir un producteur donner de l’argent comme ça à un inconnu ou à une personne dont il ne sait même pas ce qu’il vaut.

Fassar : Selon vous, quelles sont les plus grandes erreurs des scénaristes débutants ?

Lopy : L’une des plus grandes erreurs, à mon avis, est d’écrire un projet qui n’a rien à voir avec nous-même ou qui ne nous parle pas. Bien sûr, c’est un avis personnel. Deuxième erreur : ne pas partager et croire après que nous avons écrit le meilleur scénario au monde.

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Les futurs projets de Pape Lopy

Fassar : Pour terminer, parlez-nous un peu de vos futurs projets d’écriture ou de réalisation?

Lopy : Je viens de finir un film corréalisé avec deux amis belges. Il s’intitule « Dem Dem ». L’histoire d’un gars qui veut voyager avec un faux passeport. Le film pose les questions suivantes : pourquoi vouloir se déraciner, pourquoi vouloir changer d’identité ?

Je travaille aussi sur un autre projet qui s’appelle « Les chaussures du père ». Là aussi, je me suis inspiré de moi-même et de mes propres relations avec mon père.

Fassar: Lopy, merci du temps très précieux que vous nous avez accordé. Merci aussi d’avoir accepté de partager vos expériences avec nous !

Lopy : Tout le plaisir est pour moi. Merci à vous aussi !

 

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